Vigile ou agent de sécurité : pourquoi ce terme est réducteur

Vigile ou agent de sécurité ? Ce mot : « vigile » toute la profession de la sécurité privée l’entend en soupirant. Une bonne partie des agents le juge réducteur, et ils ont raison. Mais pour comprendre pourquoi ce terme colle autant à la peau du métier, il faut se demander ce que les gens imaginent réellement derrière ce mot et accepter une part de responsabilité collective que la profession n’aime pas toujours regarder en face.

Ce que les gens imaginent derrière « vigile »

Quand une personne entend « vigile », elle visualise l’agent qu’elle croise dans sa vie quotidienne : à l’entrée d’un stade, dans un magasin. Quelqu’un qui reste debout, qui surveille un peu, et voilà. Cette image n’est pas fausse, elle est simplement partielle. Et c’est précisément là que le terme devient réducteur : il enferme tout un métier dans sa manifestation la plus visible et la plus banale.

Un métier bien plus large qu’on ne le croit

Car sous ce même mot, on peut exercer des fonctions d’une tout autre nature. On peut être agent de protection physique des personnes. On peut faire de la protection rapprochée avec des armes. On peut être agent de sécurité renforcée armée. On peut désormais être acteur de la lutte antidrone, que le Code de la sécurité intérieure permet aujourd’hui. La profession recouvre tout un panel de métiers, de qualifications et de responsabilités. Au regard de cette diversité, se limiter à l’appréciation « vigile » est effectivement réducteur.

L’image, c’est nous qui la faisons

Car voilà le fond du problème. On continuera d’appeler les agents « vigiles » tant qu’on verra des professionnels mal habillés, qui se comportent mal, qui se tiennent mal. C’est cette image renvoyée au public qui fait que le mot colle à la peau de tout le monde, y compris à ceux qui font un travail exemplaire. La responsabilité est collective : chaque agent qui néglige sa tenue, sa posture ou son comportement alimente le stéréotype dont l’ensemble de la profession voudrait se défaire. Changer le regard passe d’abord par changer ce que l’on donne à voir.

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Pourquoi le terme « vigile » est-il jugé réducteur ?

Parce qu’il renvoie à l’image de l’agent que l’on croise au quotidien, debout à une entrée de magasin ou de stade, sans réelle plus value, alors que la sécurité privée recouvre un panel bien plus large : protection physique des personnes, protection rapprochée armée, sécurité renforcée, lutte antidrone.

Quelle est la différence entre un vigile et un agent de sécurité ?

« Vigile » est un terme courant, sans portée juridique, qui désigne dans l’imaginaire commun l’agent de surveillance de base. « Agent de sécurité » recouvre l’ensemble d’une profession réglementée aux nombreuses spécialités, dont certaines très qualifiées et armées.

La sécurité privée se limite-t-elle à la surveillance ?

Non. Au-delà de la surveillance, elle comprend la protection physique des personnes, la protection rapprochée armée, la sécurité privée armée et, désormais, la lutte antidrone encadrée par le Code de la sécurité intérieure.

Comment améliorer l’image de la profession ?

Par le professionnalisme concret : la tenue, la posture, le comportement. L’image renvoyée au public conditionne la perception du métier. Chaque agent contribue, en bien ou en mal, à l’image de l’ensemble de la profession.

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